Ma classe, la génèse

Publié le par Poulpy

Commençons par ce qui m'a poussée à revenir sur un blog. Les collègues m'avaient prévenue pourtant, mais j'avais du mal à y croire, je manquais de points de repères. Quand ils m'ont dit que le niveau était faible, j'ai eu du mal à croire que ça pouvait être pire que l'année précédente. Depuis, j'ai compris ce que « pire » veut vraiment dire. Tout a commencé avec une cuvée de futurs CE2 particulièrement décevante du point de vue des résultats (et ce, depuis la maternelle). Et ça a continué avec la nouvelle structure de l'école pour la rentrée 2010: un CE2 pur (moi) et un CE2/CM2 (le directeur et sa décharge).

 

Et voilà comment je me retrouve avec les moins autonomes/performants de cette cuvée. En même temps, j'étais d'accord, j'ai bêtement pensé que ça serait plus facile de gérer un niveau globalement bas qu'un niveau très hétérogène. L'an dernier, j'avais un élève vraiment très performant qui s'est ennuyé malgré mes efforts, je voulais éviter de reproduire cette situation, peut-être qu'avec plus d'expérience je saurai mieux gérer ça, mais pour l'instant je préfère éviter de sacrifier trop de cobayes.

 

Et la magie a opéré. Là où l'an dernier ils étaient à la limite du gérable divisés en 2 classes de 20 élèves, ils sont parfaitement immondes dans une classe de 26 élèves (les autres, ceux du double niveau sont les éléments les plus calmes, autonomes, performants...).

Outre des personnalités fortes et/ou difficiles et des élèves en très grande difficulté, la dynamique de groupe est épouvantable. Ils sont usants physiquement et mentalement. J'espère pouvoir supporter ça sans craquer jusqu'à la libération en juillet.

Publié dans Poulpy à l'école

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