Hésitation, encore...

Publié le par Poulpy

Etrange période que celle des demandes de mutations interdépartementales… Alors que mon Koala est tout fier de me montrer son barème et les stats des années précédentes (il a enfin obtenu les 300 points pour ses 5 ans de service en zone violence, ce qui monte son pactole à 490 et l’an dernier il fallait minimum 465pts pour aller en Aquitaine), je commence à comprendre que notre rêve de retourner à la maison est en train de prendre vie et mes sentiments sont mitigés.


Au programme donc pour l’an prochain 3 possibilités :


- Nous restons tous les deux ici : fort improbable et l’année suivante, il partirait donc c’est reculer pour mieux sauter.


- Il part en Aquitaine et je reste : fort déprimant pour moi, on se verra juste pour les vacances, j’ai peur de complètement déprimer seule ici, même si les points de rapprochement de conjoint me permettent de partir l’année suivante (pour la Corrèze, hein, j’aurai de toute façon pas assez de points pour entrer en Aquitaine avant 2 ou 3 ans de séparation). Probabilité forte.


- Il part en Aquitaine et j’arrive à obtenir la Corrèze, le département le plus proche et le moins difficile à obtenir : on pourra se voir les week-ends, voire habiter ensemble si chacun obtient un poste pas trop loin de la frontière du département, la possibilité la plus intéressante à long terme et moins pénible que n°2. Mais j’ai peu d’espoir…


Alors pourquoi est-ce que mes collègues m’engueulent quand je chiale, me disant que je devrais être contente que notre projet se réalise ? Que je suis d’une génération qui ne veut pas faire d’efforts ou de sacrifices, qui se décourage trop facilement, que faut savoir ce que tu veux aussi, c’est le seul moyen d’aller un jour en Aquitaine.


Mais ce n’est pas parce que je chiale que je ne suis pas heureuse pour lui, pour nous. Oui, c’est ce qu’on voulait, oui ça va dans le bon sens, mais est-ce que je dois m’obliger à sauter de joie à l’idée d’être totalement isolée pendant un an ? D’autant que j’évite de pleurer devant le Koala, il serait capable d’annuler sa demande de mutation à cause de moi et ça serait vraiment stupide. Donc quand j’arrive à l’école avec les yeux rouges, foutrez-moi la paix, c’est juste que je ne m’autorise à me lamenter que pendant les trajets en voiture et que j’ai toujours pas pigé comment camoufler les dégâts avec le maquillage approprié.

Publié dans Poulpy dans sa tête

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Shaya 30/11/2011 21:13


Le maquillage ne cachera jamais les larmes versées. Ya que les lunettes noires pour ça.


Et je comprends pourquoi tu pleures. Ya de quoi avoir les boules à l'idée d'être éloignés l'un de l'autre pendant un an.

Poulpy 01/12/2011 20:01



Oui mais des lunettes noires quand il fait encore nuit et à l'intérieur du batiment, c'est encore plus suspect. En fait, j'aurais pu brandir la carte du "j'ai un rhume atroce", c'était crédible,
sauf qu'à la place j'ai juste fondu en larmes... Depuis, l'avantage, c'est que plus personne ne m'en parle, j'arrive mieux à compartimenter :)